Bienvenue !
Tu t’apprête présentement à entrer dans le monde le plus farfelu et le plus étrange que tu auras connu durant toute ta misérable vie. Oui car tu te tiens en ce moment même, dans mon univers imaginaire ou tu y es prisonnier mentalement. Tu ne pourras plus jamais en sortir car une fois entré, tu ne ressort jamais vivant. Je t’engouffrerai dans ma folie jusqu’à ce que tu sois mort de peur.
Alice.


L’enfance est le royaume où personne ne meurt.
 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Kaede Toshi.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kaede Toshi

avatar

Localisation : Mad house.


In my brain
Humeur: Le bleu me parle.
Affinités:

MessageSujet: Kaede Toshi.   Sam 24 Oct - 15:52

Nom : Toshi
Prénom : Kaede
Nationalité : Inconnue
Age Actuel : 16 ans
Date de Naissance : Le mois glacé. 12 Janvier
Age à votre arrivée dans ce monde : 15 ans et demi

Problème(s) psychologique(s) décelé(s) :
- Synesthésie. Ce n'est pas réellement une folie. C'est un syndrome neurologique de mélange des sens. Pour Anna, les couleurs chantent, et les sons se peignent autour des sources de bruit. C'est mineur. Il paraît.

Psychologie générale : Kaede est douce, effacée, parlant d'une voix basse, comme si elle avait peur de froisser l'air en élevant la voix. C'est vrai, d'ailleurs. L'air ça se colore comme s'il fronçait les sourcils. Kaede n'a jamais tant souhaité quelque chose d'autre que disparaître, s'enterrer très profondément, et ne plus rien voir ni entendre. Et si elle ne s'est jamais suicidée, c'est parce que l'idée lui parait impossible. On lui avait dit que les choses seraient pires, si elle osait parler ou fuir, même comme ça. Naïve petite, elle l'a cru.

Elle n’a peur de rien malgré son air enfantin. Elle sait bien que le dehors fait mal, qu'il est violent et dangereux. Que les mots peuvent tuer, puisqu'ils ont la forme de poignards. Et elle se tait, toujours, tout le temps. Elle passe inaperçue, et est coincée entre le désir simple d'avoir des amis, des amours, des... Contacts, et la peur de s'ouvrir un tant soit peu, de souffrir encore davantage. Alors elle reste là, petite chose enfermée en elle même, mais pas assez pour être inapte, pas assez pour être remarquée. Un cœur d'or, dans un écrin de cuir rêche et terne. Et des rêves, du coup. Énormément de rêves, tout à l'opposé de son apparence: Grands, forts, violents, fantasques et épiques, des élans oniriques tels qu'elle s'y perd souvent en pleine journée et les suit, parfois. Se levant brutalement pour suivre le cours de sa pensée, se "réveillant" au milieu de regards éberlués. Un peu toquée. Gentille, avec ça. Gentille. Qui ne dit rien quand on lui tire les cheveux, non. Qui sourit même, de ce genre de sourire pâle qu'ont les gens mourants. Comme tout le monde, elle sait qu'elle va mourir un jour.

Le silence qui lui grignote petit à petit le sourire. Ses manies, pires que d'autres. Jamais agressive, non. Sauf dans ses rêves qui deviennent noirs. Dans lesquels elle assassine les tireurs de cheveux. Qu'elle arrache la peau des moqueurs. Mais ça, personne ne l'a su. Ou presque personne. En faite, derrière son aire si calme, elle est en faite un véritable ouragan !

Préférence Sexuelle : Elle ne le sait pas vraiment. Comme tout le monde, elle à tenter ses expériences sans vraiment y tirer quel que chose de concret.

Physiologie du patient : Dans ses yeux, pourtant, traine un éclat de saphir, précieux et vibrant. Mais elle ne fait que baisser la tête. Ses mains sont fines, arachnéennes et un peu gercées. Comme ses lèvres, adorables et rondes, mais trop souvent pincées ou mordues, mis à part qu'elle tend souvent ses mains, jamais ses lèvres. Lèvres maltraitées. Dénigrées, les lèvres, fruit du péché. La voix, quand elle s'élève, est rauque, forcée. Maquillée. Difficile d'en dire quoi que ce soit, sauf qu'elle est souillée même si elle se soigne parfaitement bien. Pour ses vêtements, elle apprécie les vêtements courts, le ample et le passe partout. Pour faire le moins de bruit possible. Elle aime porter des couleurs, parfois elle les écoute à l’ombre d’un saule.

Il y a quelque chose d'enviable dans les traits de ce petit nez légèrement élevé, quelque chose d'éternel dans l'arc de sa lèvre, quelque chose du cygne dans l'élan de son cou. Mais ceci est gommé, soigneusement, petit à petit. Avec une patience infinie, elle se détruit, s'égraine, et ça se voit. Ces griffures maladroitement dissimulée, ou finalement laissées là, offertes à la vue, quand les cachets la font rêver. Et qu'elle est ailleurs. Rien qu'avec sa symphonie. Non, elle ne se mutile pas, au contraire. À force de suivre ce que le monde lui murmure à l’oreille, elle fini toujours par s’aventurer dans les endroits les plus malsain de Wonderland et s’y blessé.

Chronologie vitale :
Une Kaede naquit, dans un foyer heureux, bourgeois. Pas noble, non, c'est tout ce qui leur manquait. Elle serait fille unique, les parents avaient déjà décidé qu'ils voulaient tout offrir, tout, à un seul enfant, et ne pas partager avec trop de gens. Le père était déçu que ce ne soit pas un garçon. Mais devant le sourire de sa fille, à ses premiers mots, il fut conquis. Ca serait très bien, une fille. Elle avait sept ans. Sept petits années heureuses, à courir dans les bras de maman, quand papa jouait au méchant monstre, dans leur grande maison pleine de soleil, au bord du lac. Maman était malade, Kaede chérie ne devait plus monter la voir. Maman était fatiguée. Papa ne jouait plus au monstre. Il arriva ses neuf ans. Neuf, comme nouveau. Nouvelle vie. Nouveau tournant. Elle rêvait encore à sa maman. Et papa, combien de fois il lui caressait ses cheveux d'or, en murmurant: Comme tu ressembles à ta mère. Le murmure était rauque, le geste appuyé. Papa ne jouait plus au monstre.

Dans la vie de Kaede, il n'y a pas eu de fée venue lui parler de la couleur du Temps, du Soleil ou de la Lune. Qui dansaient devant ses yeux quand elle prononçait ces mots, seuls, sans baguette magique. Pas de prince, pas de cassette, pas d'anneau. Papa avait décidé de rejouer au monstre. Elle changea d'école, pour une autre, plus privée, ou personne ne remarqua ou ne feignit de le voir, comme elle pouvait s'être flétrie, la petite. Comme elle s'était renfermée.
Elle ne voulait pas croire ce que le Monsieur qu'elle avait appelé Papa lui faisait, alors elle fermait les yeux très fort et pensait aux rêves loin, loin, au delà du lac et des murs de l'école. Finis, les rires avec son amie d'enfance à qui elle confiait tout. Finis. De toutes façons elle ne lui aurait rien dit, puisque Monsieur le Père avait juré qu'elle en mourait, si elle osait.
Les années s'écoulèrent, l'eau du lac se changea tout entière plusieurs fois, et elle s'enfermait dans ses propres histoires. Pas d'amis. Pas besoin. Y'a papa. Papa est tout pour toi, ma chérie. Combien de fois, dans ses rêves, elle a songé qu'elle l'écorchait, pour révéler le monstre qui avait pris la peau de son père, et qu'elle s'en habillerait. Combien? Elle ne sait plus. Mais c'est à sa propre peau qu'elle finit par s'attaquer, d'abord avec ses ongles, plus avec d'autres objets. Des limes, des ciseaux, des couteaux, n'importe quoi. Elle priait la mort de venir la chercher et de la vider avec l'eau du lac. Rien ne vint.
Fallait bien faire sortir tout ça. Tous les murmures et les soupirs colorés qu'il peignait autour d'elle. Et le sang avait la couleur de ces mots qu'il répétait. "Je t'aime. Je suis le seul à t'aimer". L'amour. Rouge, humide.
Et combien elle pouvait aimer son père, malgré tout. Combien elle a pu le croire, même quand il devenait un monstre. Il l'aimait, ce n’était pas sa faute. Elle l'aimait aussi, après tout.

Mais à force de se déchirer la peau, quelqu'un de l'extérieur s'inquiéta. La bonne fée quelques années en retard. On lui posa des questions, à Kaede. On insista, auprès de Kaede. Kaede s'emmura dans son silence. S'arrachait la peau. Se mordait les lèvres.
Médiocre petite Kaede, si fidèle à Monsieur le Père.
On insistait auprès de Kaede, et elle ne disait rien. Même quand la bonne fée fit venir la police. Même quand on eut les preuves. Même quand on l'emprisonna, le vilain monstre.
Mais de Kaede, on ne savait quoi faire. Elle était si loin, sans Papa. Sans attache. Perdue. Tout ce qu'elle avait fait de bien, c'était se teindre les cheveux, pour se gâcher un peu plus. Un noir corbeau qui vira gris cendre. On avait enlevé son amour. Pourquoi? Le sang était encore rouge, en dessous. Pourquoi? Il l'aimait toujours, alors?

Wonderland pourrait peut être faire quelque chose pour elle. Pauvre petite victime, lui disait-on. Bouge toi, pauvre folle, ajoutaient d'autres.
Alors on l'y mena, Wonderland. Ca n'était pas si loin, de toute façon. Qui lui reprocherait de s’être perdu dans sa folie de toute manière ?

Avez-vous lu le Règlement ?
[b]Up je confirme Smile
Revenir en haut Aller en bas
 

Kaede Toshi.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Formulaires validés.-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit