Bienvenue !
Tu t’apprête présentement à entrer dans le monde le plus farfelu et le plus étrange que tu auras connu durant toute ta misérable vie. Oui car tu te tiens en ce moment même, dans mon univers imaginaire ou tu y es prisonnier mentalement. Tu ne pourras plus jamais en sortir car une fois entré, tu ne ressort jamais vivant. Je t’engouffrerai dans ma folie jusqu’à ce que tu sois mort de peur.
Alice.


L’enfance est le royaume où personne ne meurt.
 
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 Chère Folie, prête pour un thé à l'orange ?

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Kaede Toshi

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MessageSujet: Chère Folie, prête pour un thé à l'orange ?   Mer 11 Aoû - 18:57

    ♣. IN THE MADNESS


    Kaede. La si innocente et frêle Kaede. Une pauvre petite fille souillée par l’homme qu’elle adorait le plus. Bien sûr, papa ne jouait plus au monstre imaginaire. Le grand méchant loup existait bel et bien. Il était là, à l’intérieur de son corps comme une véritable exécration. Elle avait beau essayé de se nettoyer, de se brûler la peau, le méchant loup y était encore. Rien n’y faisait, comme une vielle tache indélébile qui dédaignait de s’effacée. Un cauchemar qui n’en finissait plus, un de ceux qui ne laisse de place à la réalité. Chaque soir il lui murmurait des mots à l’oreille, avec une voix rauque et humique. Ses mains chatouillaient sa peau faisant ainsi frémir son corps de toute part. Cette sensation la rassurait, il était là. Il la protégerait quoi qu’il arrive; quoi qu’elle fasse. En effleurant ses cheveux, papa lui disait qu’elle serait toujours sa petite princesse, que tout irait bien et de ne jamais rien dire. Ce serait leur petit secret. Et si papa faisait tout cela, c’était parce qu’il l’aimait. Kaede gardait les yeux fermés, les poings serrés, recroquevillé dans ses draps entachés d’une odeur incestueuse. Elle gardait les yeux fermés.

    ♣. Promenons-nous dans les bois .♣

    Kaede ouvra enfin les yeux. L’odeur du thé à la fraise semblait être assez agréable pour lui faire pour oublier ses soucis. Elle le trouvait charmant, il inspirait la confiance et la sérénité. Elle avait l’impression qu’il était aussi doux et moelleux que le coton et il avait un goût âcre et amer. Comment le Chapelier pouvait-il laissé un aussi joli thé traîner sur la table ? C’était absurde. La jeune fille hésitait. Prendre le parfum à la fraise où celui à l’orange ? Tout était une question d’impression. Le parfum à la fraise semblait bon au premier abord, mais une fois qu’il coulerait le long de ses parois entériques peut être se révélerait-il un coté malsain, impropre et corrompu. Kaede se résigna. Le thé à la fraise paraissait un peu trop fier et austère. Elle finit par choisir celui qui, à son avis, était le plus troublé. L’orange. Elle avança légèrement le bras droit et atteignit une vieille tasse brisé. Le manche chevrotait quelque peu et les vieux motifs qui ornaient la porcelaine lui rappelaient les arabesques sculptées dans les murs de sa chambre d’enfant. C’était comme un vieux souvenir, encastré dans sa mémoire. Il était là depuis toujours et pourtant, jamais il n’avait pointé le bout de son nez pour venir lui rappeler à grand coup souvenance que tout ceci n’était définitivement pas un rêve. Elle ne voulait plus y penser. Chassant cette interruption, Kaede empoigna la tellière et versa une eau brûlante, humecté d’une odeur piquante dans sa petite porcelaine qui lui sert de tasse. À travers le liquide, le petit sachet de thé à l’orange trempait, déversant son parfum à la fois dans la tasse mais aussi dans l’air. Bientôt, une ambiance calme et paisible surplomberait le salon en entier. Le Chapelier serait fier, cette fois-ci aucun cube de sucre n’a été lancé sur personne et rien n’est endommagé. Le vide.

    La jeune fille s’humecta délicatement les lèvres avant de les posées sur la porcelaine. Elle avala une gorgée de thé. Aussitôt, le liquide brûlant se rependit dans sa gorge, roula vers sont œsophage puis ensuite, elle le sentit couler à l’intérieur de sa poitrine. En ouvrant la bouche elle laissa échappé le parfum de l’orange qui c’était condenser dans sa gorge. Quel parfum délicat et si doux au toucher. Kaede sourit de satisfaction, jubilant devant le bon choix qu’elle avait fait. L’atmosphère était soudainement si calme que l’on pouvait même entendre le tic tac incessant de l’horloge qui se trouvait à des milles et des milles du manoir. Cette vieille tour. Celle qui prouvait au Chapelier que le temps n’avait bel et bien pas été tué. Comment pouvait-on affirmer que le temps fut tuer ou non ? C’est stupide. Parmi les fous et les ombres, plus personne ne ce souciaient encore tu temps. Il était simplement devenu un sujet délicat, difficile à aborder et inutile.


    ♣. Pendant que le loup n’y est pas .♣

    Au loin, quel qu’un regardait avec attention la scène.

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MessageSujet: Re: Chère Folie, prête pour un thé à l'orange ?   Mer 13 Oct - 17:24

« Mais qui a arraché l’œil du Chapelier ? »
    Cette nuit encore, il l’avait passé assise, dans son fameux fauteuil. Il aurait aimé rejoindre la toute nouvelle salle de sa demeure, une chambre, la sienne. C’était une pièce spacieuse, là-bas attendait un grand lit vide, celui du Chapelier. Peut-être ne voulait-il pas oublier les coutumes du passer ? Être-là, joyeux, en compagnie du fidèle Lièvre de Mars, servir du thé à tout instant, se laisser mener par madame la folie, dormir assis et recommencer le lendemain, tout au long de la journée. Et même si les draps blancs semblaient aussi doux qu’un nuage cotonneux, et les oreilles aussi moelleux que de délicieuses guimauves, Matthew, dit le Chapelier fou, avait encore une fois passé la nuit à somnoler assis.

    Une silhouette. C’est ce qu’il vit, depuis sa cachette puérile. De son unique œil il observait, de son unique œil, il la détaillait. Adorable petit corps fébrile, jeune fille aux mouvements doux et délicats, elle ressemblait à une princesse égarée, venue ici, dans ce salon, pour espérer l’hospitalité et le réconfort d’une présence. Elle sembla hésiter, l’espace d’un instant, et ce cher Chapelier en plissa la paupière. Entre temps, sa main gauche était allée vilainement se glisser dans la poche de son manteau blanc, fouillant rapidement avant d’en sortir un objet de forme ronde, détenant une couleur à la fois acide et fondante, le tout suspendue sur un bâtonnet. Un adorable ruban entourait la forme ronde, ruban que Matthew ne tarda pas à défaire en tirant délicatement par une des extrémités. Il avait tant de fois répéter le geste que même tout en faisant cela, il n’avait même plus besoin de jeter ne serait-ce qu’un soupçon d’attention pour savoir si les mouvements qu’il faisait était bien les même qu’autrefois. Cette délicieuse sucrerie rencontra les lèvres du Chapelier, avant qu’elle ne disparaisse finalement entre celles-ci, souriantes à présent. Jamais son regard ne s’abandonna à autre présence que celle de la petite silhouette qui était là, plus loin, semblant à hésiter entre deux choix difficiles. Hésitait-elle sur la forme des sucres ? Cœur, carreaux, pique ou trèfle ? Ou alors, plus banal, un simple mais adorable petit cube de sucre blanc, qui apportait douceur au thé ? Il était curieux, il voulait savoir. Il était si simple de ressentir l’hésitation lorsqu’on se retrouve debout, seul, dans le salon de monsieur le Chapelier. Tant de saveurs réunies, tant de parfums différents… Les sucreries et les pâtisseries aussi on l’air délicieuses, elles donnent toutes envies, à tel point que parfois, avoir même à en choisir une nous rend fou. Patient mais curieux, Matthew était resté là, confortablement caché dans les bosquets qui bordaient l’entrée du salon, à observer la nouvelle venue aux allures d’enfant perdue. La curiosité l’emporta et, d’un pas de velours, digne du Cheshire lui-même, Matthew s’avança, lentement, discrètement, à la rencontre de cette charmante présence féminine qu’il guettait depuis un moment.

    Dans son élan au final, il se glissa aux ses côtés de la jeune fille, alors que lui parvenait l’odeur douce et alléchante d’un thé à l’orange. Oui, ce parfum, il l’aurait reconnu parmi milles autres. Proche sans être en contact, le Chapelier ne semblait pas avoir été encore remarqué par la douce demoiselle qui s’enivrait du thé qu’elle buvait. Matthew laissa ses lèvres s’étirer lentement, faisant place à un sourire que l’on ne pourrait décrire. Les mains derrière le dos, il passa rapidement dans son champ de vision, l’œil clos, l’air rieur, sans être moqueur. Ses dents brisèrent le sucre durci de sa sucette, et bientôt le bâtonnet alla rejoindre l’intérieur d’une des tasses sans fond disposée sur le bord de la table. Aujourd’hui, il n’y aura pas de flaque sang, ni de rire démentiel. Elle avait l’air bien trop pure, trop innocente, rien qu’à la façon dont-elle avait choisi le parfum de son thé. Matthew semblait heureux d’avoir une visite. Qui ne le serait pas, après tout ?

    _ Je vois que vous êtes une de celles qui ne résiste pas aux gourmandises posées sur cette table...

    Son œil se rouvrit, croisa le regard de la petite princesse. Juste avant qu’une réponse ne lui parvienne, il sortit une seconde sucrerie de sa poche, un petit bonbon rond, qui de par la couleur du ruban qui l’entourait, devait probablement être à l’orange, lui aussi. Il tendit la gourmandise à la demoiselle entre le pouce et l’index. Sur l’extrémité gauche du ruban, il était écrit « eat me ».
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MessageSujet: Re: Chère Folie, prête pour un thé à l'orange ?   Mer 13 Oct - 19:22

    Spoiler:
     

    ♣. THE MADMAN AND HIS CANDY


    Kaede s’adossa fébrilement sur le dos de la chaise. Le contact fut froid et dur. Le bois semblait être encore rugueux et le tissu de velours qui recouvrait la partie intérieure du dossier donnait l’impression d’être dans un océan, si bien, qu’il en donna un vague frisson à la pauvre jeune fille égarée. Cette sensation de vide, d’immensité et d’invisible était souvent associé au bien-être intérieur, à la paix. Comme si un vide momentané pouvait soulager toutes les blessures du monde et faire cicatriser les marques indélébiles laissé par le temps. Comme si le contact fouettant des vagues pouvaient changer d’une façon ou d’une autre la décision finale. Pour Kaede, cette sensation ne représentait en aucun cas le toucher moelleux et doux, mais bien une coupure sale et inerte.

    « Les draps blancs, maculés de sang. Les draps sales, preuve de la faute et de l’interdit. Joli velours, entour ses reins d’un voile aérien. Laisse à jamais une trace, vaporeuse sur la peau. Pour que demain, les désillusions restent à jamais graver en sa mémoire. »

    Se remémorer les vieux souvenirs était probablement un des passe-temps favoris de Kaede. Chaque fois qu’elle y songeait, une mélodie jouait subitement dans sa tête. Une mélodie sucrée qui se faisait bienveillante, puis ensuite venait une odeur subtile, mais assez vive pour la sentir. Une odeur de printemps, de fleurs et de terres mouillées. Parfois, elle jurerait entendre des oiseaux chanter, quelque part caché dans les arbres. Ce n’était pas de la folie. Non, loin de là, mais bien sûr, le méchant loup était plus fort. Il avait réussi à faire croire que la mort de maman avait causé un traumatisme irréversible et que la folie avait pris définitivement le dessus sur la raison. Comment avait-il osé. Pensait-il qu’elle avait l’intention de dévoiler leur seul et unique secret ? Pauvre chérie, à peine âgée qu’elle était déjà délaissée par papa… Kaede laissa échapper un bref soupir et tourna la tête vers la droite. Ses yeux étaient brumeux, si gris tout à coup. Elle était peut-être allée trop loin dans ses réflexions, dans ses pauvres souvenirs déchirés. La petite enfant ne pouvait cependant pas s’empêcher de se demander ce qu’il était, maintenant. Était-il encore vivant ? La vieillesse aurait-elle enfin réussis à lui faire rendre l’âme et à pousser son dernier soupir ? Tant de questions sans réponses. C’était suffisant pour la rendre folle. Une folie exaspérante, un peu dépressive sur les bords. Kaede ferma les yeux un instant pour écouter les bruits autour. Le silence. Elle pouvait même entendre le son de son propre cœur. Il était bel et bien vivant, battant avec robustesse tout au fond de sa poitrine. Résistant à tout, il était fort et si puissant. Le pauvre…

    ♣. Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. Si le loup y était, il nous mangerait. .♣

    Lorsqu’elle ouvra finalement les yeux, elle aperçu une étrange et frêle silhouette. Un sourire en coins résidait sur ses lèvres malgré tout délicates. Sa chevelure épaisse et grisâtre cachait son œil gauche. L’œil droit lui, était rouge. Aussi rouge que le velours qui ornait soigneusement les chaises disposées autour de la grande table du salon. Son habit quel que peu aristocratique lui donnait un air distingué et hautain. Il n’avait cependant pas l’air d’être dérangé par la présence effacée de la jeune fille. L’inconnu fini par prononcer dans un murmure étouffant quelque mot. Son ton était calme et rassurant. Rien à voir l’attitude excentrique et hyperactive du Lièvre de Mars. On pouvait même apercevoir une lueur amicale dans ses yeux. Un sourire taquin prôna finalement ses lèvres. Depuis ses longues manches, trop longue pour lui, il en sortie une étrange sucrerie aux tons orangés qu’il tendit avec assurance vers Kaede. Sans réelle hésitation, la jeune fille empoigna avec finesse le petit bonbon. Un modique ruban rouge l’enrubannait et un papier de carton aux arabesques étranges y était rattaché. On pouvait distinctement lire « Eat me » Kaede eu un léger sourire d’appréhension. Était-ce un paradoxe entre la pomme empoisonnée de Blanche Neige ou un simple bonbon à l’orange ? Après quelque seconde de réflexion, la jeune fille ne tarda pas à détacher avec délicatesse le ruban soigneusement placé sur les contours arrondis de la friandise. Elle retira finalement la pellicule qui ressemblait plutôt à du plastique. Le contact fût immédiat. La couleur orange avait toujours eu ce petit quelque chose de plus que les autres. Une sorte de magnétisme attirait Kaede vers cette nuance chaude et lumineuse. Sans tarder, elle caressa du bout de sa langue la friandise. Une sorte de satisfaction régnait sur son visage. Il fallait croire que le goût ne lui avait pas déplu finalement. L’inconnu la regardait avec insistance, comme s’il attendait une réponse. Ses mains étaient chastement jointées ensemble, sur le rebord de la table. Kaede plongea son regard dans les iris de son si bel inconnu.

    _ L’orange à toujours eu ce petit je ne sais quoi je trouve… Et vous ? Qu’en pensez-vous cher inconnu ?


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MessageSujet: Re: Chère Folie, prête pour un thé à l'orange ?   

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