Bienvenue !
Tu t’apprête présentement à entrer dans le monde le plus farfelu et le plus étrange que tu auras connu durant toute ta misérable vie. Oui car tu te tiens en ce moment même, dans mon univers imaginaire ou tu y es prisonnier mentalement. Tu ne pourras plus jamais en sortir car une fois entré, tu ne ressort jamais vivant. Je t’engouffrerai dans ma folie jusqu’à ce que tu sois mort de peur.
Alice.


L’enfance est le royaume où personne ne meurt.
 
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 The clock is broken.

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Abyss
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MessageSujet: The clock is broken.   Dim 17 Oct - 17:31

    « Doux parfum. Doux parfum de la délivrance et des obsèques du temps. Ainsi, tirons notre révérence le temps d’un thé, pour succomber à ces funestes saisissements d’allégresse pour ensuite y mettre le feu. De leurs cendres carbonisées, renaîtrons l’odeur charnelle de ce moment putride. Entiché dans nos veines, coulant d’un liquide vicié dans les parois de notre cœur. N’oublions jamais cette nuit sans lune d’où émanait avec impétuosité un parfum âcre et sucré… »

    La nuit était belle et calme. Dehors, le vent soufflait avec réserve, comme s’il ne voulait pas réveiller les fleurs endormies. Les couleurs printanières s’étaient assoupies le temps d’un bal. Une ombre imposante surplombait le parc avec obscurité. Un bâtiment qui semblait délabré et inhabité mais d’où émanait une lumière vive et enivrante. Cette même lumière avait réussi à déchirer le voile nocturne pour éclairer complètement l’immense horloge qui résidait au sommet de cette étrange bâtisse. Les vieilles briques grises et les vitres cassées semblaient être moins souillées qu’avant. Quelque chose d’inhabituel était arrivée à cette sombre demeure. À travers la vitre, on pouvait facilement distinguer les immenses lustres qui ornaient délicatement les plafonds. Les vieux murs érodés avaient été soigneusement remplacés par une tapisserie pastelle aux arabesques blanches.

    L’immense hall d’entrée donnait une vue spectaculaire de la salle. Au milieu, une table gigantesque s’étendait jusqu’au fond de la pièce. Une nappe blanche la décorait joyeusement et par-dessus était disposé des mets tout aussi exquis les uns que les autres. Les ustensiles avaient été déposés avec soins et leurs couleurs argentés leur donnaient un air grave. D’ordinaire, une ambiance peu gaie régnait autrefois ici, mais ce soir il y avait un parfum âcre de thé à la framboise. Réputé pour les grandes occasions heureuses. La salle, aussi grande était-elle, répercutait un écho grandiose. Les poutres de bois qui résidaient aux quatre coins de la pièce renvoyaient cet écho avec grâce. Le sol avait été poli et il reluisait comme jamais auparavant. Il était enfin prêt à recevoir avec élégance tous ses ôtes. Le raffinement de la salle était spectaculaire et pour couronner le tout, un piano à queue avait été spécialement placé au fond de la pièce, sur un palier aux bordures argentées. Sans crier garde, une mélodie s’était subitement mise à jouer. Autour, des violons faisaient vibrer leurs plus beaux sons. Un éclat magique dégageait de cette mélodie. Comme si en l’espace de deux secondes le temps s’était arrêté, uniquement pour contempler ce moment parfait. Pour la première fois, la joie pouvait enfin vivre dans ce monde chaotique et désillusoire.

    Encastrer au mur, un sablier immense s’imposait sur toute la salle. Il avait été placé exactement au-dessus du piano noir. Les contours faits en bois dur lui donnaient un air vieillit, comme s’il avait servi il y avait très longtemps. On voyait bien que le verre avait été lavé avec minutie, car la lumière des lustres s’y reflétait fortement. On pouvait même apercevoir de petits arcs-en-ciel dessinés sur les murs par les reflets lumineux. À l’intérieur, un sable minuscule y avait été déposé. Les grains étaient colorés d’une couleur rose pastel qui s’harmonisait à la perfection avec les teintes des murs. On aurait dit des morceaux de diamants finement coupé en particules indéfinies. Ce sablier rendait la pièce mystérieuse et indescriptible.

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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Lun 18 Oct - 19:39

    Chester entra dans la pièce en marchant. Ses oreilles et sa queue frémirent. Une pièce. Oui. Si on se peut de l'appeler ainsi. Il l'avait déjà vue, mais en plus morne. Plus plate. Même la lumière qui y était semblais plus vive et rosée qu'à son habitude. La salle de bal était un endroit habituellement lugubre, où il n'aimait pas trop s'aventurer, par désinvolte pure. Un désintérêt causé par son sens de l'amusement quotidien. Une chose qu'il ne semblait pas être capable de trouver ici. En temps normal. Mais ceci n'était pas un temps normal. En fait, en s'avançant dans la pièce, la chose qui lui fut la plus claire, fut le sablier qui trônait au dessus du piano qui jouait une mélopée à moitié entrainante, mais pas pour le moins impressionnante. Un peu à l'image habituelle de la place, quoi. Ce sablier était pareil à celui qu'on lui avait remis à son entrée. Et qu'il avait fourré dans ses affaires. À quoi cela lui servirait-il au juste? Enfin. On ne le sait jamais. L'imprévu est quelque chose à anticiper à tout moment. Mais pour le moment, cet artefact trainerait dans le fond de son sac vide. Donc, pourquoi trainer un sac, s'il était vidé? Aucune idée. En fait, il n'était pas vide. Il devait bien il y avoir quelques pansements et autres choses de genre à l'intérieur. Mais au final, il ne s'en servait pas, même blessé.

    Le chat inspira une bouffée d'air. Il aimait. Le mélange de parfums que portaient les villageois sans visage et celui du thé créaient une nuance unique. Un sourire fit sa place sur son visage. Alors qu'il ne repérait personne qu'il connaisse. Bien qu'il ne connaisse pas vraiment grand monde. Alors, il continua sa marche entre la petite foule de gens habillés chiquement. Et pour une raison non spécifique, il se fondait presque dans cette foule. Peut-être était-ce une illusion. Car pour commencer, lui, avait un visage, et malgré le fait qu'il se soit forcé à porter un habit chic, il n'avait pas de cravate, pas plus que son veston était boutonné. Il avait donc un air assez décontracté, qui lui allait bien malgré tout. Ses cheveux par contre, il n'en faisait jamais un plat: Ils restaient comme ils l'étaient toujours, et ce, par déni. Ou bien parce que ses oreilles devaient être dans le chemin d'une brosse s'il essayait seulement d'en utiliser une. Le même sourire collé au visage, il continua à avancer. Jusqu'au buffet. Il n'y avait que des sucreries qui y étaient présentées. Bien qu'il y en ait bien des sortes, elles restaient en général les mêmes. Chess s'humecta les lèvres devant ce futur régal. Mais il n'avait pas encore tout à fait faim.

    Il préféra continuer à faire le tour de la salle. Le piano et ses accompagnements jouaient encore. Le même genre de musique. Peut-être une mélodie différente? Et pourtant, même si elle ne coagulait pas avec l'ambiance chaleureuse, le climat n'en restait pas moins amical. Avec des rires qui fusaient de groupes qui causaient et le bourdonnement de plusieurs conversations jointes. Si le temps était vraiment arrêté, quand il reprendrait, il y avait de fortes chances que tous ces gens disparaissent. Comme s'ils faisaient partie du décor. Mais il n'en savait pas assez pour en être très certain. Et là, il pouvait faire ce qu'il voulait avec eux. Comme avec ceux de l'extérieur aussi, en fait. Mais il n'avait apporté aucune arme. Bien que cela ferait tout tourner au chaos. Peut-être. Chester continuait à marcher autour de la salle, alors que certains couples commençaient à se diriger vers le centre, qui était dégagé, pour laisser place à des danseurs, pour aller valser. À cette musique. Oui, il en faisait tout un plat. Il ne l'aimait pas. Et peut-être n'était-ce pas de cas de tout le monde. Chester aimait bien le piano, mais il aimait toutefois les chansons plus joyeuses. Et on pouvait aussi bien valser sur une ritournelle plus joyeuse. Il ferma donc l'oreille à la musique environnante.

    Puis il fit demi-tour. D'un geste presque sec. Il venait d'avoir une idée. Une idée pour s'amuser, mais ne déranger personne. Si acteurs il y avait. Il se rendit au buffet. L'expression enfantine sur son visage dévoilait tout de ses plans, alors qu'il observait le buffet, pour décider à l'avance de ce qu'il prendrait. Déjà, des gens étaient placés devant et se prenaient des ustensiles, pour manger debout, ou bien, ils s'assoyaient. Tout le monde et tous les groupes y allaient de la façon dont ils le sentaient. Et quand il pris un yogourt au chocolat, Chester ne pris aucune cuillère pour le manger. Alors comment allait-il faire? Les gens qui le regardèrent, ne le firent pas longtemps. L'intérêt commun n'était pas à attendre de voir comment un chat mangeait un yaourt au chocolat. Chester marchait. Observait. Puis après un instant de marche, il fit mine de se buter après quelque chose, et déversa le contenu de ce qu'il avait en main, sur la belle robe d'une demoiselle sans visage. Et il avait vérifié. Se levant maladroitement, il joua le jeu de celui qui ne savait rien faire. Quitte à en frustrer quelques uns. Bien sur, le manège ne pourrait pas être répété le même soir, mais après s'être éloigné de la foule en frénésie, il s'autorisa à un rire. Un rire qui ne fut pas espiègle, car sa blague s'était trouvée à être tellement plus éphémère que celles de d'habitude. Il se retourna et observa. Oui. Bientôt, ce serait oublié. Pourtant, la musique lui semblais déjà bien meilleure.
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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Dim 31 Oct - 5:30

Quelle belle soirée que celle des âmes enchantées ! Quelle belle nuitée que celle des cœurs non brisés ! Et pourquoi m’avoir donné un sablier si ce n’est que pour garder le temps ? Que sais-je ! Joie joie joie ! Dansons dansons ! Chantons chantons ! Laissons-nous emporter par cette mélopée ! Laissons-nous guider par ces moments passés ! Et qu’est-ce qu’un sablier ? Enfermer les souvenirs pour ne pas les oublier ? Quelle étrange idée ! Nous n’avons pas besoin d’un objet, d’une coque vide pour emprisonner nos souvenirs. Ce moment fugace. Son sourire, sa voix, ses yeux. Il s’est enfui, tu n’y peux rien, il s’est enfui. Au profit de la Dame Noire. Il ne nous reste que son odeur, et son souvenir, si beau, si vif…Aucunement besoin d’une prison pour le garder pour nous ! De quoi parles-tu l’Attristée de mes nuits ? De lui, le lâche, le menteur. Je ne t’entends pas, je ne t’entends plus ! ♫

Au loin, d’un piano s’éveille une mélodie. Quelle est belle enveloppée de brocards et d’or ! L’on dirait presque un ange, ce fredonnement. Calme, indécis. Vivifié par les gens l’entourant, aux voix bourdonnant. Ô ! Quelle magnifique mélodie ! Laissons-nous emporter par cette mélopée ! Cette chanson qui nous uni ! Je ferme mes paupières sur mes deux soleils, m’abandonnant aux vermeils de ce fredonnement. Oui, je chanterai avec toi, rendant plus joyeuse la Vie qui est en toi ! Mais pour le moment, je n’en ai pas le droit, patience mon amie, patience…

Si petite dans cette foule, l’on me verrait à peine si je ne sautillais pas de joie, si je ne souriais pas. Par la belle lumière je me laisse bercer, mes vêtements dorés flottant derrière moi, mon corps comblé de milles bruits, d’entrechoquements incessants entre grelots, saphirs, rubis, diamants, et que sais-je encore ! Je n’ouvrais pas la bouche et pourtant je chantais…Ô joie d’être ici en votre compagnie ! Il n’y a aucune Joie sans lui. Rien n’est heureux sans sa présence. Chut l’Attristée ! Tu vas gâchée la nuitée ♫ ! Non je ne me tairais pas ! Je veux hurler, oui, hurler mon cœur brisé, ma laideur cachée sous tes amas de jovialité ! Mais je sais que je souffrirais…Je ne comprends pas, je ne comprends plus ♫ !

Oh un chat ! Qu’il est drôle avec son yaourt au chocolat ! Pourquoi rire d’un tel acte ? Si c’est drôle autant rire ! Sitôt dit, sitôt fait. Mes ailes frétillent, mes pieds sautillent, et je tournicote comme jamais je n’ai tournicoté ! T’ai-je oublié ma chère mélodie ? Non ! Attends-moi, je vais chanter avec toi ! Vive comme jamais, je saute sur la plate-forme, près du joli piano, et je me joins à la musique.



Tout est blanc, si blanc qu’il en devient aveuglant ! Je me laisse bercer par le fredonnement, joignant ma voix à la sienne, pour créer une mélopée non pas entraînante mais bouleversante ! Réveillant les cœurs, les esprits et la Vérité. Le Monde est beau, le monde est parfait ! Alors fais un souhait et il sera exaucé. Je continue à chanter, pour que chaque chose puisse vivre dans ma musique, hurlée leur jovialité ! Hé je suis là ! Fais attention à moi ! Ecoutes-moi et peut-être ouvriras-tu les yeux sur la beauté de ce monde…

Musique terminée, silence du fredonnement. Oh non ! Je me suis laissée emporter, par ta jovialité petit Rossignol ! Mais non c’est la faute de la musique, si belle et mélodieuse que je n’ai pu me retenir. Petit rire contrit de l’enfant piégé dans sa bêtise. Je plante mes yeux dorés dans la foule, ces gens continuant leur discussion. Non découverte, ouf ! Je retourne sur ce sol bas, rampant presque pour ne pas me faire remarquée. Autant faire profil bas jusqu’à la fin du bal ♫.
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Alice
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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Sam 6 Nov - 12:28

    Elle n’était habile qu’à exprimer ce qu’elle n’éprouvait pas. Un sourire moqueur s’était dessiné sur ses lèvres et la lumière qui pénétrait dans ses iris bleus lui donnaient un air malsain. Elle avait envie de rire. Rire d’un éclat carnassier. Son regard perdu se baladait entre l’extérieur et l’intérieur de la salle de bal. Les gens semblaient bien s’amuser et ils riaient tous de bon cœur. En voyant cela, Alice fit une légère mine de dégoût. Elle les regardait tournoyer sur eux-mêmes avec leurs sourires égayants. Le bonheur transperçait son cœur. Alice n’aimait pas ses soirées, pourtant, elles étaient parfois essentielles pour remettre sur pied certains sujets. Elles étaient comme une sorte d’échappatoire pour les sans-visages et pour les acteurs, une vraie partie de plaisir. Alice tira toute son attention vers le coin de la salle. Une partie plaisir ? Comment pouvait-on s’amuser avec de simples sans-visages ? À vrai dire, elle l’ignorait, mais elle ne tarderait sans doute pas à le savoir. Le premier acteur venait tout juste de franchir le seuil du Hall. C’était Chester, le petit chat errant. Sans vraiment le fixer, elle épiait secrètement tous ses moindres mouvements. Elle remarqua qu’il affichait un air particulièrement espiègle malgré son habit plutôt élégant. Le noir lui allait bien finalement. Même avec l’ambiance plutôt coquette, Chester ne tarda pas à se lancer dans une mauvaise blague. Alice ria. Elle aimait bien le voir jouer l’enfant troublé.

    Alice détourna le regard. Du haut de sa tour, elle pouvait tout voir, mais elle s’ennuyait un peu. La banalité des sans-visages l’exaspérait. Elle finit par replacer délicatement sa robe bleue avec des dentelles blanches. Les lignes rayées noirs qui ornaient ses manches lui donnaient un air plutôt jeune. Pour l’occasion, ses cheveux avaient été bouclés finement. La reine était belle ce soir, on ne pouvait pas le nier, mais ne voulant plus resté dans l’ombre de sa tour de brique, Alice descendit les escaliers. Ses petites chaussures à talons claquaient le sol dur en faisant des bruits qui transperçaient l’écho du silence. La descente était longue et monotone. Au passage, les quelques fenêtres laissaient échappé la lueur du soir. C’était une belle nuit pour nulle part. Calme, anodine et froide. Ses doigts frôlaient les vielles dalles grises. Elle avait l’impression d’être une princesse égarée dans son château volant et espérait secrètement qu’un doux Prince viendrait la sauver de cet horrible cauchemar. Pauvre folie. Si seulement cette folie pouvait l’imbiber complètement, elle ne risquerait plus de pensé à la réalité. Pourtant, la réalité n’existe plus ici. Elle est bel et bien disparu et ce, pour toujours. C’est sans doute mieux ainsi. Les règles n’ont jamais plu à Alice et c’est peu dire, mais ici, dans son propre monde, elle se sent enfin libre. Et puis, ses acteurs la divertissent beaucoup. Ils sont beaux, charmants et fous.

    À force de descendre les escaliers, Alice déboucha finalement dans un immense salon. Un foyer prônait le fond de la pièce et sa chaleur vint réchauffer le corps frêle de la Princesse égarée. En écho, elle pouvait entendre le piano jouer sa mélopée. En fermant les yeux, elle s’imaginait voir le sablier couler. Il perdait toute sa splendeur et les cristaux glissaient dans la paroi vitrée du fond. Alice ouvra les yeux. Le sablier prendrait encore un bon moment avant de ce vider complètement. La nuit sera longue. Il n’y avait définitivement aucune issue à cette obscurité. Dans un murmure, elle laissa échapper un rire sincère. La princesse hésitait à rejoindre la foule dans la salle de bal. Alice n’avait pas envie de supporter toutes ses puérilités. Elle entreprit donc de s’asseoir sur le canapé vert. De sa fenêtre, elle pouvait voir le Rossignol arrivé. Alice songea qu’elle ne serait plus tout à fait seule à cette réception nocturne, mais douta encore à allez les rejoindre. Elle avait envie de siroter un bon thé à la menthe. Juste pour se réveiller un peu.

    Le temps filait et Alice n’avait toujours pas mit les pieds dans la salle de bal. Elle n’aimait pas réellement la danse. Peut-être ne voulait-elle pas y aller simplement à cause de cela ? Non, bien sûr que non, Alice n’a jamais peur de rien. De simples petits pas de danse. Alice eu une expression blasée. Elle finit par décider qu’elle se laisserait probablement tenté par une crème brûlée à la cerise. En prenant soin de ne pas abîmer sa robe, la princesse se leva lentement du canapé. Approchant la porte qui menait à la réception, elle eu un léger pincement au cœur. Elle devra sourire et s’amuser sans doute. Alice n’en avait guère envie. La poignée tourna rapidement et la porte s’ouvrit dans un grincement horrible. Décidément, elle ne passera pas inaperçue ce soir. En pénétrant lentement sur le sol vitré, des regards c’étaient jovialement tournés vers elle. Sans les regardé, elle se dirigea vers le fond de la pièce avec une expression crispée. Chester était là, il regardait avec appétit la table d’hôte. Alice s’approcha de lui sans faire de bruit et lui tapota l’épaule gauche. Il sursauta et rougis en voyant Alice._ C’est vilain de jouer avec la nourriture mon chaton. Disait Alice en riant de bon cœur, cette fois-ci.


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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Ven 26 Nov - 23:33

Un adolescent à la démarche sautillante et enfantine se dirigeait vers un drôle de château. La nuit fraîche lui procurait le plus grand bien et nulle fatigue ne voilait ses yeux. Un sourire espiègle scotché au visage, comme s'il était né avec cet expression puérile, il continuait d'approcher le bâtiment. À sont cou, un sablier accroché à une chaînette se battait la mesure de ses pas. Dieu qu'il avait hâte ! S'il y avait des mondain là-bas, c'était forcément des moutons ! S'il faisait une blague paniquant une personne, tout ce joyeux monde s'agiterait !

Il voyait déjà le tableau, tous ces idiots courant dans tous les sens, se bousculant sans ménagement. Lui serait dans un petit coin de la salle dallée, comme d'habitude ! Son adrénaline retomba quelque peu, il voulait vraiment réussir à provoquer une réaction ! Les sans-visages étaient tellement ennuyeux... Ils l'ignoraient totalement lorsque le jeune sortait une blague ! Des SNOBS ! Le presque-adulte détestait les gens de cette catégorie ! Ces personnes lui rappelaient trop ses parents ! D'horriiiiiibles personnes ne se préoccupant que de leur argent, leur coiffure, leur manucure et de "Kikiiiiiiiii" le petit chihuahua ! Il tira la langue de dégoût au souvenir de ce qui devait être un chien, sauf qu'enterré sous des étoffes roses... Herm.

Pour la première fois de la soirée, il se concentra sur son environnement, quelques arbres ça et là... Un ciel étoilé avec une pleine lune brillant de toute sa splendeur, cachée de temps en temps par de petits nuages solitaires. C'était vraiment une belle nuit pour une réception songea-t-il, entendant déjà quelques rumeurs provenant de la salle de bal. Il arriva rapidement de sa démarche sautillante à la porte et l'ouvrit avec fracas, bousculant sans délicatesses quelques mondains outrés, il se faufila au milieu de la pièce. Les lustres étincelaient, tels des milliers de gouttes de rosée un petit matin de printemps. Les violons résonnaient, lui rappelant le calme froid de sa demeure, quelques fois ponctué de notes de piano, le faisant penser à ses journées passées sur les bancs de l'école. Le dallage brillait, comme s'il était recouvert d'une fine couche d'eau, d'ailleurs, il était aussi glissant que s'il y en avait. Il regarda la salle sous tous ses angles, du papier peint finement décoré à l'estrade sculpté merveilleusement bien. Pour ne pas se faire prendre en flagrant délit, il fallait bien repérer les lieux, tel un voleur à l’affût d'un bon pigeon.

Le jeune farceur repéra très rapidement le buffet, avec non loin les portes de la cuisine, où il s'engouffra. Les effluves de plats en cours de préparation lui chatouillaient les narines d'une odeur exquise. Sa réflexion à propos du sol lui avait donné une idée, pas très gentille, mais une bonne idée tout de même. Il erra furtivement entre les placards et une fois trouvé ce qu'il cherchait, il repartit vite fait dans la salle de bal. Près de l'endroit dégagé pour la danse, il déversa le contenu de son butin sur le sol. Les réactions ne furent pas longues ! Loin de là ! À peine eut-l le temps de se réfugier derrière le buffet qu'il entendit plus qu'il ne vit des personnes chuter lourdement au sol, entraînant leur partenaire avec eux. Il s'autorisa un petit rire, très léger qui menaçait d'éclater très fortement d'une seconde à l'autre... Vous avez deviné ce qu'il a fait ? Non ? Et bien... Comment dire... Il a vidé sur le dallage miroitant une bouteille de deux litres d'huile ! Les sans-visages tombaient les uns après les autres, mais ce qu'il réservait après était piiiiiiire !

Il longea les murs décorés pour se retrouver près de la porte, ayant une sorte de cône en bois ou en papier dans la main. William se racla la gorge avant de prendre une grande inspiration.

« SA MAJESTÉ LE ROI ! »

Il savoura l'affolement des sans-visages, ceux tombés au sol essayaient de se relever précipitamment, aggravant plutôt la situation en re-glissant immédiatement. Quant aux autres, ils couraient pour se placer convenablement, ce qui les entraînait eux aussi dans une chute graisseuse. Quelques individus restaient à leur place, riant. Il eut le bonheur de constater que miss Alicette était présente en compagnie d'un chat étrange. Plus loin, une personne rayonnante aux allures de rossignol à cause de sa marche légère, ayant l'air de voler doucement. Il émanait d'elle une atmosphère chantante et divertissante, ce qui intéressa un tant soit peu le jeune homme. Ce dernier se délectait du bazar commis et, avant que les sans-visages aient pu dire "ouf", il avait disparu quelque part entre la table, la nappe et le sol. En bref, il était caché sous la nappe et rigolait comme un dément, s'amusant encore de sa farce et de son mensonge. Cela faisait fort longtemps qu'il n'avait pu embêter quelqu'un et donc, il relâchait tout aujourd'hui dans une joyeuse effusion d'huile et d'éclats de rire.

Franchement, il espérait que les autres possédant un visage riaient en ce moment. Par contre, il espérait que personne n'ait l'idée de soulever le mince pan de tissus le dissimulant. Peine perdue, on le découvrit malgré tous ses effort inexistants pour rester discret.


Dernière édition par William Alexander le Dim 19 Déc - 16:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Dim 28 Nov - 11:08

Chester se retourna tranquillement, pour un face-à-face avec Alice. Alice! L'adolescente avait l'air de bonne humeur. Ce qui était une bonne chose. Peut-être ne l'était-elle pas véritablement, mais pour lui, tant qu'elle souriait, Alice était de bonne humeur. Se fier au général était bien dans ses gènes. Enfin... plus souvent que d'habitude et qu'autre chose. Et puis, elle l'avait pris. Oh non... Il rougit un peu, embêté de son expression joviale, mais ses paroles contradictoires. Pourtant, elle se mis à rire suite à sa diction. Un sourire illumina son visage, tandis qu'il riait à nouveau, lui aussi. Avant que l'invitée n'ôte sa main de son épaule, le chaton en question la lui prise et l'entraina en tournoyant, jusqu'au plancher de danse. Autours, couleurs et personnes virevoltaient, créant un mirage âcre, mais sans le moins être un excellent fond, pour une salle de bal. Ne pas se presser. Le sablier continuait à faire écouler le temps arrêté, mais s'il y avait un but à cette étrange fête, il y avait encore l'opportunité d'y arriver. En fait, quel était ce but? Peu importe. Alors que le piano et autres instruments jouaient encore, le rossignol vint chanter. Le rossignol. Cette jeune femme qu'il avait rencontré dans de drôles de circonstances, faisait ce qu'elle aimait. C'était un bonne idée. Et sa voix était tellement mieux que la musique nue qu'il y avait eue plus tôt. S'il avait pu lui demander d'en faire autant toute la soirée, il l'aurait fait, mais son regard se rapporta à Alice. Qui ne renonçait pas à l'idée de la danse. Cela le rendit heureux, et un mince sourire apparut sur ses lèvres. Pourtant, il n'y resta pas plus longtemps que cela. Et il reconcentra ses pas sur la danse. La chanson commença à tirer à sa fin. Bien que ce genre de chansons semblait ne jamais terminer, car la fin avait une rallonge et cette rallonge avait une autre rallonge.

- Pardon d'avoir gaspillé de la nourriture, Alice. Lanca-t-il sur un ton mi-complice, mi-désolé.

Le rossignol cessa sa chanson, presque en même temps que l'harmonie. Pourtant, celle-ci, n'était pas achevée, fut remplacée par le cri d'un sieur. Sa majesté le roi? Chester cessa la danse et regarda là d'où était venue la voix. Autour, les villageois s'affolaient, couraient dans tout les sens, sachant et ne sachant pas quoi faire en même temps, faisant rire cet interlocuteur. Qui courra se cacher quand les gens comprirent que c'était juste une autre mauvaise blague. On en parla un moment, chercha peut-être le voyou, mais ne le trouva pas. Alors qu'il riait autant? Vraiment? Mais le tout tira une esclaffée du chat. Non. On ne s'ennuyait pas ce soir! Il se retourna vers Alice et lui fit signe qu'il voulait aller voir la drôle de personne, d'un coup de tête et du regard. Peut-être que le rossignol en ferait autant? Bref, il lâcha la jeune dame et se dirigea à nouveau vers les tables nappées. Et souleva la nappe, où il avait vu le jeune homme se cacher. Il riait encore, donc Chester lui tira un grand sourire, penché vers le dessous de la table, la nappe relevée, afin de bien le voir. Chess lui leva le pouce, puis lui tendis la main, pour lui montrer qu'il pouvait sortir de là, sans dérangement. Ils avaient le même sens de l'humour, pour tout ce dont il savait, donc il ne se fit pas à l'idée que son geste pourrait totalement être repoussé. Non.

[Bon, je sais, c'est affreusement petit, mais j'offre la possibilité que nous faisiont quelque chose, tous les quatre, puisque pour l'instant, nous sommes les seuls à avoir posté.]
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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Dim 19 Déc - 16:18

[HRP : Personne ne répondait, alors je m'y colle :/]

Alors qu'il gloussait encore de sa petite farce tout à fait gamine, un bruit de tissus froissé se fit entendre. Rapidement il releva la tête, découvrant ainsi le chat présent avec Alice durant sa pseudo-bêtise. Ne me blâmez donc pas... C'était plus ennuyeux qu'un rat mort, cette réception ! Reprenons, le demi-animal souriait de toutes ses dents, bien blanches soit dit en passant, en tendant une main pour aider William à se relever. Du moins, c'est ce qu'il supposait.

S'apprêtant à saisir cette main amicale, il vit une Lady s'offusquer en le reconnaissant, étant auparavant près de la porte où il avait crié. Prenant peur, paniquant même légèrement, il saisit bien la main de son homologue, mais au lieu de prendre appuie sur lui et se relever, ce fut l'inverse qui se produisit. En effet, à la place de faire la dernière action citée, il tira l'inconnu vers lui, tout en se reculant de manière précipitée pour que nul ne puisse apercevoir ne serait-ce qu'un bout de la queue du chat.

Notre farceur avait plaqué sa main contre la bouche de l'autre, pour qu'il ne fasse aucun bruit et retenait son souffle. Sa gorge le serrait légèrement, comment avait-il pu commettre une telle entorse au règlement qu'il s'était fixé ? Maintenant, il risquait de se prendre un féroce correction de la part des nobles si lui ainsi que l'inconnu se faisaient découvrir ! Après quelques minutes d'agitations autour de leur petit coin, William consentit enfin à se détendre et relâcher son pauvre homologue qui devait n'y comprendre fichtre rien !

Étant calmé, il détailla celui en face de lui un peu plus précisément. des cheveux mauves, des yeux dorés. Ils ne va pas plus loin, sachant déjà qu'oublier l'autre et son apparence peu commune, même dans ce pays où la folie est maîtresse de tout. Le silence n'étant pas sa tasse de thé, notre jeune homme engagea la conversation, assez bas, pour éviter de se faire découvrir.

« C'est malin, par ta faute j'ai failli être découvert ! Sinon, comment tu t'appelles ? »

Ensuite, le farceur attendit la réponse, un léger sourire avenant aux lèvres.

[HRP : Désolée de ce rikiki post !]
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MessageSujet: Re: The clock is broken.   Mer 2 Mar - 9:55

Le chat remarqua bien que le jeune homme en caché sous la table regardais en biais, derrière lui. Il devait vouloir éviter quelqu'un. Ou carrément quelque chose. Même si cette action fut d'une courte durée, elle amusa aussitôt Chester. Il ne dût pas attendre bien longtemps pour se faire prendre la main, aussi. Sauf que même s'il avait eu l'intention de se reculer pour tirer le garçon d'en dessous, sans que celui-ci ne se cogne la tête, il fut tiré avec vigueur en dessous de la table. Un main fut plaquée contre sa bouche. Honnêtement? Alice était juste à côté, d'un moment à l'autre, elle soulèverais la nappe de la table en regardant les deux garçons, en riant un peu d'eux. D'un moment à l'autre. Alors pourquoi ne le faisait-elle pas? Soit par exprès, pour s'amuser un peu, ou bien simplement car son attention avait été attirée ailleurs. Cette idée attrista un peu le chat, mais il reporta vite son attention à la personne qui avait fait de lui son otage. Il fut déçu de constater qu'il ne pouvait pas définir les traits de ce dernier. Le dessous du buffet n'étant pas très bien éclairé. Il se résigna à cette évidence, sans pouvoir détourner la tête, car afin qu'il ne dise pas un mot, la main de l'inconnu était encore plaquée contre sa bouche. Chester tenta de l'ouvrir, sans grande difficulté et se prépara à morde cette main qui l'empêchait de respirer convenablement. Peut-être l'avait-il remarqué, mais l'étranger l'ôta, laissant à Chester le droit de croquer dans le vide, dans un claquement sec de dents. Il se retourna donc vers le jeune homme, qui n'en fit pas un plat. L'ignorant peut-être simplement, dans le fond. C'est vrai qu'il s'était tout raidi, pendant un moment. Chester lui fit donc un sourire rassurant, ne voyant pas quel genre de danger il pouvait bien il y avoir ici, car tout le monde semblais chaleureux, pour l'instant.

- I'm Chester... Chester Evans. Annonca-t-il de façon faussement hautaine, dans un accent anglais.

Il s'écouta parler, faisant bien attention de ne pas être plus fort que la musique et que la clameur presque mélodieuse qui régnait. Puis il rit un peu, tout aussi doucement qu'il avait parlé, car son interlocuteur avait aussi le sourire. Cela l'encouragea à lui relancer la question. C'était à espérer que la réponse serait aussi honnête que la sienne, mais en faisant le bilan de ce personnage un peu angoissé, il ne cru pas qu'il le ferait. Surtout s'il voulait un allié pour se sortir de peu importe quel plat il s'était mis dedans. Finalement (Et Dieu sait pourquoi cela lui pris autant de temps!?) Ses pupilles se dilatèrent et devinrent plus rondes. Est-ce qu'il avait été un peu stressé, lui aussi, quand il n'avait pas fallu faire de bruit? Assez pour qu'il ne pense pas à instantanément habituer ses yeux à la lumière différente? Bon, cela n'avait aucune importance, peut-être que ça s'était fait par réflexe. Sauf qu'il se traitait vraiment d'idiot. Bien que silencieusement. Il fut très surpris de se retrouver à côté d'une fille. D'une jeune fille, en plus. Cela le fit rougir, mais pas longtemps, car malgré tous les traits féminins du garçon, côté visage et couleur de peau, on voyait bien qu'il avait le corps et le style vestimentaire d'un jeune homme normal, en plus de porter des chaussettes blanches et de beaux souliers noirs vernis. (On voyait juste assez les chaussettes, parce que cette position assise raccourcissait un peu les pantalons.) Chester ôta son boa d'autour de ses bras, et joua un peu avec, faisant bien attention de ne pas faire bouger la nappe, juste parce que ç'aurait l'air étrange, sachant que - Oh! Bien sur!! - Il n'y avait personne en dessous de la table.

- Hmm... Alors, pourquoi est-ce que tu te caches?

Il s'attendait maintenant à une réponse. N'importe laquelle. Simplement une réponse. De la plus loquace à la chose la plus banale. Il voulait juste savoir ce qui avait causé ce charmant adolescent à être aussi troublé. À devoir fuir. Car c'était un peu frustrant. Il ne pouvait pas l'imaginer faire une chose de mal! Bien qu'ils furent dans le pays des fous... Bon! Peu importe! Il n'allait pas commencer à faire confiance en quelqu'un qu'il venait de rencontrer, tout de même!?
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The clock is broken.

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